Une grande partie du secteur bancaire européen freine l’euro numérique. Les banques dénoncent son coût et craignent qu’il ne fasse de l’ombre à leurs propres solutions, comme Wero. Les députés, eux, ont tranché en faveur du projet au nom de la souveraineté.
Ce que reprochent les banques
Le secteur bancaire européen combat vivement le projet. Deux arguments reviennent : un coût jugé considérable pour l’adapter, et la peur que l’euro numérique concurrence leurs propres moyens de paiement, notamment le portefeuille Wero lancé par les banques européennes MoneyVox.
Wero contre l’euro numérique ?
Wero est la solution de paiement portée par les grandes banques européennes pour rivaliser avec Visa, Mastercard ou PayPal. Certaines banques y voient un doublon avec l’euro numérique. La Banque de France tempère : l’euro numérique n’a pas vocation à concurrencer Wero, mais à le renforcer à l’échelle des 350 millions d’habitants de la zone euro.
Wero est un service privé (des banques). L’euro numérique serait une monnaie publique émise par la BCE. Les deux peuvent coexister : l’un est un moyen de paiement commercial, l’autre de la monnaie de banque centrale.
Pourquoi les députés ont quand même dit oui
Malgré ces réticences, les parlementaires ont levé leurs réserves au nom de la souveraineté européenne des paiements : réduire la dépendance de l’Europe aux réseaux américains. C’est cet argument qui a fait pencher la balance lors du vote du mandat de négociation.
Ce que ça change pour vous
À court terme : rien. Ce bras de fer se joue entre institutions. Mais il explique pourquoi le projet avance lentement et pourquoi certains détails (coût, partage des frais) restent âprement négociés.
Banques : coût + peur pour Wero · BdF : euro numérique = complément, pas rival · députés : oui au nom de la souveraineté · frais : point chaud du trilogue.
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